Projets antérieurs

Le projet « Respect des droits des populations riveraines des sites d’exploitation de la bauxite de Minim – Martap et Ngaoundal »

Partenaire du projet

Soutenu par MISEREOR , il avait été initié pour accompagner les populations lors des phases préliminaires d’exploration des mines de la bauxite dans les localités de Minim, Martap et Ngaoundal dans la région de l’Adamaoua depuis 2009.

Dans ce projet, la Commission Diocésaine Justice et Paix a pu :

  • Organiser les populations concernées en comités de défense appelés « Cellules de Veille ». 03 comités ont été constitués.
  • Accompagner les populations dans les plaidoyers : les membres des Cellules de veille ont été formés sur « le droits et devoirs des riverains », « les risques environnementaux et sociaux », « les modes de revendication pacifique : le plaidoyer ».
  • A l’issu de ces formations, ils ont sensibilisé plus de 5000 habitants de leurs localités respectives.

Ils étaient prêts pour conduire les plaidoyers en faveur de ces populations, car l’évaluation des biens des populations potentielles victimes de déguerpissement ou d’expropriation était sous-estimée. Mais, la convention d’exploitation n’a pas été concluante avec la première entreprise minière (Cameroon Alumina Limited).

Le micro-projet de « Lutte contre la corruption en milieu scolaire »

Partenaire du Projet
Service National Justice et Paix du Cameroun

En (2013 – 2014), suite aux plaintes des parents d’élèves indigents répercutées auprès du Comité Paroissial de Bini-Dang, plus de 500 parents d’élèves ont été délivrés de la « tyrannie » des escrocs qui, avec la complicité de certaines autorités administratives véreuses, arnaquaient les parents, et excluaient abusivement les enfants des parents pauvres de l’école. La CDJP, avec l’appui technique du Service National Justice et Paix a appuyé le CPJP local pour défendre la cause de cette population, et à reconstituer une nouvelle Association des parents d’Elèves. C’est ainsi que les enfants pauvres ont pu retrouver leur droit à l’éducation, les parents d’élèves sont désormais associés à la prise de décision concernant leur établissement ; des frais de cotisation annuelles raisonnables sont fixés consensuellement par les parents, ainsi que les projets scolaires élaborés et suivis dans leur exécution par tous.

En 2015, dans le même projet de « lutte contre la corruption », les populations de Ngaoundal, Tibati et Tignère ont bénéficié d’accompagnement dans la connaissance des procédures foncières.  En effet, la « mystification » des lois qui régissent ces procédures par les agents de l’administration est un véritable goulot d’étranglement pour les usagers. D’où très peu d’occupants de terres s’engagent dans ces procédures, pourtant, ils sont en danger de déguerpissement massif en faveur des divers projets structurants annoncés par le gouvernement dans leurs différentes localités (l’agro-industrie, les projets miniers …). A l’issue de ce projet, plus de 5000 occupants des terres ont pu être sensibilisés lors de 02 campagnes menées avec les CPJP de Ngaoundal, et les CPJP de Tibati et de Tignère. Plus de 5000 dépliants ont été produits (résumé des procédures foncières), 500 brochures sur les modes coutumiers d’occupation des terres au Cameroun (qui sont des sources pouvant inspirer le législateur pour voter des textes prenant en compte les droits des occupants de droit coutumier) ont été produites et distribuées aux populations concernées.

Projet d’assistance d’urgence aux réfugiés nigérians et centrafricains et aux déplacés internes dans la partie septentrionale du Cameroun

Partenaire du projet

La CDJP Ngaoundéré a participé à la mise en œuvre du projet intégré de la Province Ecclésiastique de Garoua. Elle a essentiellement appuyé les réfugiés dans les plaidoyers pour leurs accès aux ressources ; favorisé la cohabitation pacifique avec les population d’accueil par l’accompagnement dans la mise sur pied des comités mixtes « réfugiés – populations hôtes » pour la résolution pacifique des conflits, la constitution des comités mixtes de « gestion des forages et point d’eau », formation des leaders des communautés des réfugiés, les leaders des populations hôtes et les CPJP locaux, à la «gestion des risques et catastrophes ».

Lutte contre les exclusions sociales à travers l’amélioration de l’accès à l’éducation et à la propriété foncière des couches vulnérables dans la région de l’Adamaoua  (Juin 2016 – Mai 2019)

Partenaire du projet

Plus de 85 élèves, dont 2/3 de filles sont primés à chaque fin d’année. 06 Clubs de filles sont accompagnés dans les activités de plaidoyer en faveur de la reconnaissance des droits des jeunes filles (lutte contre la déscolarisation des filles et la discrimination en faveur des garçons, lutte contre les mariages précoces et forcés dont sont victimes les filles à la faveur des valeurs culturelles obscurantistes, lutte pour l’accès équitable des filles et des garçons à la propriété foncière, aux ressources et moyens de production, à l’emploi décent …).

Le projet, accompagne également les Cellules de veille dans la sensibilisation des populations aux modes de revendication pacifique des droits, et rester en éveil face aux projets miniers annoncés. Les CPJP sont aussi accompagnés dans l’édification des populations sur les modes de revendication pacifique de leur droit, ils les accompagnent dans les plaidoyers lorsqu’elles sont abusées dans leurs droits fonciers. En 2017, le CPJP de Bini-Dang a mené avec succès, un plaidoyer contre une décision du maire de la localité, qui dépossédait une centaine de pauvres habitants d’un quartier, pour concéder leurs terres aux riches, et à certains membres de gouvernement.

Renforcement des capacités de la CDJP et du CODAS/Caritas pour leur permettre de travailler plus efficacement pour la paix dans la Région de l’Adamaoua  (Août 2016 – Juillet 2019)

Partenaire du projet

Depuis 2016, la CDJP Ngaoundéré bénéficie de la présence d’un Professionnel Technique d’Appui, coopérant de AGEH pour le Service Civil pour la Paix. Sa mission essentielle est d’appuyer la création des Comités Mixtes pour le dialogue Interreligieux dans le Diocèse, et de les accompagner dans leur fonctionnement. Il assure aussi l’accompagnement des CPJP et leur formation pour la résolution pacifique des conflits. Depuis la présence du Service Civil pour la Paix, le nombre des CPJP dynamiques dans le diocèse est augmentés.

Les stratégies sont développées pour motiver les fidèles des autres paroisses. 02 Comités Mixtes pour le Dialogue Interreligieux constitués mènent des activités de sensibilisation des populations contre les préjugés basés sur les doctrines de croyances, contre l’utilisation des religions pour alimenter les conflits. Ils encouragent les communautés à se référer plutôt aux valeurs positives véhiculées par les religions pour prévenir et résoudre pacifiquement les conflits.